DANS LE DUR ET « DANS LE SEUL »… 1 mai

MINIMES ! AVEZ-VOUS LA BOSSE DES BOSSES ?
Lieu : Café « Au Patton »

D236
77 Saint Brice
Date : 26 avril 2009
Classement : 6e
Souvenir : Un beau combat très esseulé…
Le Parcours :
Route du chanoy , Lugrand , CD1E , à droite D236 , à droite , Route du chanoy… Un circuit exigeant de 4 Km 200 à parcourir 6 fois (25,2 km) pour les minimes et 12 fois pour les cadets
LABORE FIDEQUE
(par le travail et par la foi)
devise de Créteil
C’est à St Brice, dans la « banlieue » de Provins, que Thomas Valadier avait décidé d’achever ses vacances de Pâques. Un peu inquiet tout de même, car en plat de résistance, la course organisée par le Guidon provinois comportait une côte que la rumeur annonçait consistante, ce minime de l’US Créteil cyclisme était donc à pied d’œuvre en ce dimanche 26 avril 2009 et, comme toujours, prêt à faire de son mieux…
Une heure pour s’échauffer…
Lorsque nous sommes arrivés à St Brice – un peu avant 13 h car le départ de la course « minimes » devait être donné à 14 h -, la voiture du Club était déjà là et Jean-Claude Lavigne, qui avait conduit Ferdi Turan, Yanice Cheriguene et Léo Duvernet qui autrement n’auraient pas eu la possibilité de disputer la course « cadets », était occupé à saluer Louis Richard – seul co-équipier de Thomas en ce jour – et son père, un autre « fondu » de vélo qui, comme moi, avait choisi d’accompagner son fils pour le voir courir.
Au pied de la bosse…
Tandis que toujours en verve Jean-Claude préparait les vélos des cadets, Thomas et Louis partirent ensemble reconnaître le parcours et prendre la mesure de cette fameuse grimpette qui allait méchamment étirer le peloton. Vif et alerte, c’est avec gourmandise que Louis croqua les premiers mètres de dénivelés. Moins fluide, appréhendant ce qu’il allait découvrir, c’est avec manifestement plus de retenue que Thomas se joignit à lui et commença à prendre un peu de hauteur.
Thomas s’attendait à pire…
Leur premier tour bouclé, Thomas avait le sourire car il s’attendait à pire. Sentant que la difficulté était à sa portée, c’est bien plus guilleret, mais le coup de pédale toujours aussi lourd, que le fiston se lança dans une seconde circumnavigation. Le rythme sur lequel les deux minimes s’offrirent cette deuxième tournée n’était déjà plus celui de la promenade désinvolte, mais il était encore très loin de celui que, bon gré, mal gré, ils seraient contraints d’adopter lorsque les affamés de podium seraient lâchés dans la nature…
Montée en température …
Lorsqu’en « roue libre » Louis et Thomas redescendirent la D236, ils étaient escortés d’un troisième larron avec lequel, tout en devisant, ils allèrent retirer leurs dossards au Café Restaurant près duquel serait donné le « départ fictif » de la course. Après qu’ils les eurent épinglés sur leur flanc gauche – puisque aucune indication contraire ne leur avait été donnée – ils poursuivirent leur échauffement en faisant quelques escalades partielles de la rue du Chanoy avant de se mettre à tourner en rond dans les quelques rues planes alentour…
Le Papa-Poule, c’est J.-C. !
Lorsque les deux départs furent donnés – le fictif, sur la route principale, puis le réel, dégagé de la circulation, dans la rue au bas de la butte – nous n’étions pas là pour y assister car, pour voir passer nos grimpeurs en herbe folle, nous nous étions déjà égaillés, le mollet douloureux et le souffle court, tout au long de la pente sur laquelle, échelonnés selon des critères subjectifs, nous attendions de pouvoir assister aux efforts de nos rejetons… Bourreaux d’enfants ! Heureusement que dans son expérience infinie Jean-Claude jouait les Papa-Poule pour récupérer bidons et manches longues excédentaires car de notre côté, seulement encombrés de roues de rechange et d’appareils photos, nous avions carrément zappé ce genre de détails !
Une bande de lutins bondissants…

Enfin, nous avons entendu la voiture ouvreuse klaxonner en se hissant péniblement dans un pourcentage qui n’était plus de son âge. Derrière elle, bondissant de pugnace allégresse, nous vîmes une bande de minimes délurés qui faisaient mine de se coltiner le Galibier. Et Thomas était encore dans le peloton des lutins appliqués ce qui – après une semaine de stage « piste » à la Cipale, entrecoupé par une escapade en Seine-et-Marne où le groupe des Minimes et Cadets de l’US Créteil avait enfilé, pour certains en grimaçant, et pour d’autres en se jouant, un sympathique chapelet de bosses -, était bien loin d’être évident. Pesant moins sur ses pédales, et avec l’air de se délecter de la balade, Louis semblait quant à lui, comme à la fête…
Certains ne sentent déjà plus le frai(s) !

La course n’avait pas encore vécu ses premiers 500 mètres, mais la déclivité avait déjà commis ses premiers ravages. En effet, derrière le banc encore compact des poissons pilotes, venait le menu fretin en ordre dispersé. Et les pauvres petits ne sentaient déjà plus le frai(s) ! Boudiou que c’était pénible pour ceux-là. Et que la course serait longue pour ces lâchés des premiers instants ! Thomas ferait-il parti de ces malheureux au tour suivant ?
Thomas est à côté de « la plaque »…

Effectivement, le tour d’après, Thomas n’était plus au contact des meilleurs et, tirant un trop gros braquet, ce montagnard de circonstance sprintait en faisant du surplace… Bigre, la ficelle était mal parti pour faire des étincelles ! Quoi que ! avec ce loustic, on pouvait s’attendre à tout ! J.-C. qui avait repéré que cet écervelé tirait trop gros tenta d’être son sauveur en lui conseillant de mettre plus petit, c’est-à-dire plus de dents, enfin, vous m’avez compris… En serait-il de même pour Thomas ?
Eole se montra clément envers les lâchés…
Dans le reste de l’ascension, puis dans le passage sur le plateau qui, ce jour-là, n’était heureusement pas balayé par le vent, et enfin dans la descente parcourue à tombeau ouvert, Thomas réussit à refaire son retard et à rattraper les virtuoses de la cassette et les jeunes plantes d’altitude. Il avait pas mal « appuyé » certes, mais il avait également eu le temps de récupérer un peu si bien que parvenu au bas du raidard, le Cristolien conservait encore toutes ses chances de bien figurer à l’arrivée. Si seulement il avait retenu la leçon de sa première escalade…
En tirant trop gros, il risque de se casser les dents…

Et bien non ! Thomas tirait encore le Diable par la queue (de peloton), entraînant un braquet à l’évidence inadapté ! Tandis que X, de Dammary les Lys, s’était comme envolé vers le ciel en oubliant les cyclistes trop collés à la route, tandis que Rubens Tel, de l’US 97 Villeneuvoise, faisait de son mieux pour tenter de le rejoindre et, en tout cas, de continuer à creuser l’écart déjà conséquent qui le séparait de plusieurs de ses équipiers et de Louis Richard, décidément bien isolé, Thomas Valadier, de nouveau largué, traînait ses dents trop longues sur un trop petit pignon. Parfois, c’est en restant planté dans la pente qu’on apprend à gérer ses braquets !
Je ne le vis pas ensuite, mais Thomas mena une chasse impitoyable contre les quelques lascars qui sans même avoir porté une attaque s’étaient débarrassés de lui. Au train ! Avec l’insolente envie de reprendre le groupe une seconde fois, Thomas s’employa à revenir sur ces méchants qui faisaient tout pour l’en empêcher. Il faut comprendre. En même temps que leur honneur, et peut-être une place de mieux au classement, les trois de l’US 97 (et un autre allié de circonstance) qui se relayaient sans rechigner défendaient aussi leur leader qui s’usait à l’avant pour tenter de reprendre le costaud de Dammary. Ce ne fut pas facile, mais la jonction se fit cependant ! Thomas reprit les conjurés qui, du coup, se relevèrent sans plus lutter. Il les avait matés !
« Hasta la vista baby ! »


Peut-être, aussi, s’attendaient-ils à ce que Thomas soit de nouveau décramponné dans la montée ! Tel ne fut cependant pas le cas car le n°11, ayant enfin pigé le truc, passa cette fois la difficulté les doigts dans le nez, et le sourire aux lèvres… Ce qui n’était pas le cas de Rubens qui, désormais intercalé, avec deux membres de l’US Créteil derrière lui, souffrait plus que de raison pour tenter de revenir sur le 1er qui, plus facile, se « contentait » de gérer son avance confortable.


Pour tenter de rejoindre le deuxième homme dont le paquet en lutte contre Thomas s’était bien rapproché, ce dernier aurait bien voulu pouvoir compter sur les relais de son co-équipier. Mais Louis la grimpe n’était pas dans un jour formidable et, obstinément, prudemment, il resta sourd aux demandes, suppliques, injonctions et coups de gueule que Thomas lui destina. Et c’est donc dans cette configuration que la course se poursuivit jusqu’à ce que dans l’ultime rush au pied du coup-de-cul, Louis sorte enfin de sa planque et de sa réserve pour s’emparer de la quatrième place, à quelques mètres seulement de Thomas qui, fulminant, termina sixième.

LE DÉROULÉ DE LA COURSE MINIMES EN IMAGES
Le 26 avril, le Guidon provinois organisait la course de Saint Brice à laquelle deux minimes de l'US Créteil (Louis Richard et Thomas Valadier) participèrent. La principale difficulté de la course était la côte de la rue du Chanoy à escalader six fois…
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LE DÉPART DE LA COURSE CADETS EN IMAGES
A Saint Brice, le 26 avril 2009, les minimes de l'US Créteil cyclisme n'étaient pas seuls à courir puisque Maël Dagorne, Maxime Aymonod, Yanice Cheriguene, Ferdi Turan et Léo Duvernet étaient également là pour représenter leur Club…
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LES LEÇONS DU JOUR
1) Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les bosses qu’on les passe mal…
2) Ce n’est pas parce qu’on est lâché qu’on doit perdre l’espoir de revenir…
3) Pour bien enrouler une bosse, il ne faut pas se tromper de braquet…
4) Un co-équipier inquiet ou fatigué ne fait pas un bon allié…
5) Même une belle échappée peut se faire reprendre… surtout si la course a été dure.
Thomas & Eric Valadier
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Merci à l’organisateur de cette sympathique épreuve, de cette course « relevée »
LE GUIDON PROVINOIS
29, av. Patton
77160 Saint Brice
01.64.00.28.12
guidonprovinois@free.fr
http://guidonprovinois.free.fr/














































































































































