DANS LE DUR ET « DANS LE SEUL »…

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MINIMES ! AVEZ-VOUS LA BOSSE DES BOSSES ?

Lieu : Café « Au Patton »
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D236
77 Saint Brice
Date : 26 avril 2009
Classement : 6e
Souvenir : Un beau combat très esseulé…

 

Le Parcours :
Route du chanoy , Lugrand , CD1E , à droite D236 , à droite , Route du chanoy… Un circuit exigeant de 4 Km 200 à parcourir 6 fois (25,2 km) pour les minimes et 12 fois pour les cadets

 

LABORE FIDEQUE
(par le travail et par la foi)
devise de Créteil

C’est à St Brice, dans la « banlieue » de Provins, que Thomas Valadier avait décidé d’achever ses vacances de Pâques. Un peu inquiet tout de même, car en plat de résistance, la course organisée par le Guidon provinois comportait une côte que la rumeur annonçait consistante, ce minime de l’US Créteil cyclisme était donc à pied d’œuvre en ce dimanche 26 avril 2009 et, comme toujours, prêt à faire de son mieux…

Une heure pour s’échauffer…
Lorsque nous sommes arrivés à St Brice – un peu avant 13 h car le départ de la course « minimes » devait être donné à 14 h -, la voiture du Club était déjà là et Jean-Claude Lavigne, qui avait conduit Ferdi Turan, Yanice Cheriguene et Léo Duvernet qui autrement n’auraient pas eu la possibilité de disputer la course « cadets », était occupé à saluer Louis Richard – seul co-équipier de Thomas en ce jour – et son père, un autre « fondu » de vélo qui, comme moi, avait choisi d’accompagner son fils pour le voir courir.

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Au pied de la bosse…
Tandis que toujours en verve Jean-Claude préparait les vélos des cadets, Thomas et Louis partirent ensemble reconnaître le parcours et prendre la mesure de cette fameuse grimpette qui allait méchamment étirer le peloton. Vif et alerte, c’est avec gourmandise que Louis croqua les premiers mètres de dénivelés. Moins fluide, appréhendant ce qu’il allait découvrir, c’est avec manifestement plus de retenue que Thomas se joignit à lui et commença à prendre un peu de hauteur.

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Thomas s’attendait à pire…
Leur premier tour bouclé, Thomas avait le sourire car il s’attendait à pire. Sentant que la difficulté était à sa portée, c’est bien plus guilleret, mais le coup de pédale toujours aussi lourd, que le fiston se lança dans une seconde circumnavigation. Le rythme sur lequel les deux minimes s’offrirent cette deuxième tournée n’était déjà plus celui de la promenade désinvolte, mais il était encore très loin de celui que, bon gré, mal gré, ils seraient contraints d’adopter lorsque les affamés de podium seraient lâchés dans la nature…

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Montée en température …
Lorsqu’en « roue libre » Louis et Thomas redescendirent la D236, ils étaient escortés d’un troisième larron avec lequel, tout en devisant, ils allèrent retirer leurs dossards au Café Restaurant près duquel serait donné le « départ fictif » de la course. Après qu’ils les eurent épinglés sur leur flanc gauche – puisque aucune indication contraire ne leur avait été donnée – ils poursuivirent leur échauffement en faisant quelques escalades partielles de la rue du Chanoy avant de se mettre à tourner en rond dans les quelques rues planes alentour…

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Le Papa-Poule, c’est J.-C. !
Lorsque les deux départs furent donnés – le fictif, sur la route principale, puis le réel, dégagé de la circulation, dans la rue au bas de la butte – nous n’étions pas là pour y assister car, pour voir passer nos grimpeurs en herbe folle, nous nous étions déjà égaillés, le mollet douloureux et le souffle court, tout au long de la pente sur laquelle, échelonnés selon des critères subjectifs, nous attendions de pouvoir assister aux efforts de nos rejetons… Bourreaux d’enfants ! Heureusement que dans son expérience infinie Jean-Claude jouait les Papa-Poule pour récupérer bidons et manches longues excédentaires car de notre côté, seulement encombrés de roues de rechange et d’appareils photos, nous avions carrément zappé ce genre de détails !

Une bande de lutins bondissants…
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Enfin, nous avons entendu la voiture ouvreuse klaxonner en se hissant péniblement dans un pourcentage qui n’était plus de son âge. Derrière elle, bondissant de pugnace allégresse, nous vîmes une bande de minimes délurés qui faisaient mine de se coltiner le Galibier. Et Thomas était encore dans le peloton des lutins appliqués ce qui – après une semaine de stage « piste » à la Cipale, entrecoupé par une escapade en Seine-et-Marne où le groupe des Minimes et Cadets de l’US Créteil avait enfilé, pour certains en grimaçant, et pour d’autres en se jouant, un sympathique chapelet de bosses -, était bien loin d’être évident. Pesant moins sur ses pédales, et avec l’air de se délecter de la balade, Louis semblait quant à lui, comme à la fête…

Certains ne sentent déjà plus le frai(s) !
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La course n’avait pas encore vécu ses premiers 500 mètres, mais la déclivité avait déjà commis ses premiers ravages. En effet, derrière le banc encore compact des poissons pilotes, venait le menu fretin en ordre dispersé. Et les pauvres petits ne sentaient déjà plus le frai(s) ! Boudiou que c’était pénible pour ceux-là. Et que la course serait longue pour ces lâchés des premiers instants ! Thomas ferait-il parti de ces malheureux au tour suivant ?

Thomas est à côté de « la plaque »…
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Effectivement, le tour d’après, Thomas n’était plus au contact des meilleurs et, tirant un trop gros braquet, ce montagnard de circonstance sprintait en faisant du surplace… Bigre, la ficelle était mal parti pour faire des étincelles ! Quoi que ! avec ce loustic, on pouvait s’attendre à tout ! J.-C. qui avait repéré que cet écervelé tirait trop gros tenta d’être son sauveur en lui conseillant de mettre plus petit, c’est-à-dire plus de dents, enfin, vous m’avez compris… En serait-il de même pour Thomas ?

Eole se montra clément envers les lâchés…
Dans le reste de l’ascension, puis dans le passage sur le plateau qui, ce jour-là, n’était heureusement pas balayé par le vent, et enfin dans la descente parcourue à tombeau ouvert, Thomas réussit à refaire son retard et à rattraper les virtuoses de la cassette et les jeunes plantes d’altitude. Il avait pas mal « appuyé » certes, mais il avait également eu le temps de récupérer un peu si bien que parvenu au bas du raidard, le Cristolien conservait encore toutes ses chances de bien figurer à l’arrivée. Si seulement il avait retenu la leçon de sa première escalade…

En tirant trop gros, il risque de se casser les dents…
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Et bien non ! Thomas tirait encore le Diable par la queue (de peloton), entraînant un braquet à l’évidence inadapté ! Tandis que X, de Dammary les Lys, s’était comme envolé vers le ciel en oubliant les cyclistes trop collés à la route, tandis que Rubens Tel, de l’US 97 Villeneuvoise, faisait de son mieux pour tenter de le rejoindre et, en tout cas, de continuer à creuser l’écart déjà conséquent qui le séparait de plusieurs de ses équipiers et de Louis Richard, décidément bien isolé, Thomas Valadier, de nouveau largué, traînait ses dents trop longues sur un trop petit pignon. Parfois, c’est en restant planté dans la pente qu’on apprend à gérer ses braquets !

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Seul contre quatre
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Je ne le vis pas ensuite, mais Thomas mena une chasse impitoyable contre les quelques lascars qui sans même avoir porté une attaque s’étaient débarrassés de lui. Au train ! Avec l’insolente envie de reprendre le groupe une seconde fois, Thomas s’employa à revenir sur ces méchants qui faisaient tout pour l’en empêcher. Il faut comprendre. En même temps que leur honneur, et peut-être une place de mieux au classement, les trois de l’US 97 (et un autre allié de circonstance) qui se relayaient sans rechigner défendaient aussi leur leader qui s’usait à l’avant pour tenter de reprendre le costaud de Dammary. Ce ne fut pas facile, mais la jonction se fit cependant ! Thomas reprit les conjurés qui, du coup, se relevèrent sans plus lutter. Il les avait matés !

« Hasta la vista baby ! »

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Peut-être, aussi, s’attendaient-ils à ce que Thomas soit de nouveau décramponné dans la montée ! Tel ne fut cependant pas le cas car le n°11, ayant enfin pigé le truc, passa cette fois la difficulté les doigts dans le nez, et le sourire aux lèvres… Ce qui n’était pas le cas de Rubens qui, désormais intercalé, avec deux membres de l’US Créteil derrière lui, souffrait plus que de raison pour tenter de revenir sur le 1er qui, plus facile, se « contentait » de gérer son avance confortable.
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p1070332.jpg Un cycliste mal réglé…

Pour tenter de rejoindre le deuxième homme dont le paquet en lutte contre Thomas s’était bien rapproché, ce dernier aurait bien voulu pouvoir compter sur les relais de son co-équipier. Mais Louis la grimpe n’était pas dans un jour formidable et, obstinément, prudemment, il resta sourd aux demandes, suppliques, injonctions et coups de gueule que Thomas lui destina. Et c’est donc dans cette configuration que la course se poursuivit jusqu’à ce que dans l’ultime rush au pied du coup-de-cul, Louis sorte enfin de sa planque et de sa réserve pour s’emparer de la quatrième place, à quelques mètres seulement de Thomas qui, fulminant, termina sixième.
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… puis retour au calme…

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LE DÉROULÉ DE LA COURSE MINIMES EN IMAGES

UNE COURSE QUI A LA COTE !
Album : UNE COURSE QUI A LA COTE !
Le 26 avril, le Guidon provinois organisait la course de Saint Brice à laquelle deux minimes de l'US Créteil (Louis Richard et Thomas Valadier) participèrent. La principale difficulté de la course était la côte de la rue du Chanoy à escalader six fois…
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LE DÉPART DE LA COURSE CADETS EN IMAGES 

CADETS AU DEPART
Album : CADETS AU DEPART
A Saint Brice, le 26 avril 2009, les minimes de l'US Créteil cyclisme n'étaient pas seuls à courir puisque Maël Dagorne, Maxime Aymonod, Yanice Cheriguene, Ferdi Turan et Léo Duvernet étaient également là pour représenter leur Club…
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LES LEÇONS DU JOUR

1) Ce n’est pas parce qu’on n’aime pas les bosses qu’on les passe mal…
2)
Ce n’est pas parce qu’on est lâché qu’on doit perdre l’espoir de revenir…
3)
Pour bien enrouler une bosse, il ne faut pas se tromper de braquet…
4)
Un co-équipier inquiet ou fatigué ne fait pas un bon allié…
5)
Même une belle échappée peut se faire reprendre… surtout si la course a été dure.

Thomas & Eric Valadier

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Merci à l’organisateur de cette sympathique épreuve, de cette course « relevée »


LE GUIDON PROVINOIS

29, av. Patton
77160 Saint Brice
01.64.00.28.12
guidonprovinois@free.fr
http://guidonprovinois.free.fr/



HAUTS LES CŒURS !

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UNE COURSE COMME IL LES AIME

Lieu : rue Saint Just
94190 Villeneuve Saint Georges
Date : 19 avril 2009
Classement : 9e !!
Souvenir : « J’aurais pu mieux me classer ! »

 

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LE PARCOURS

RAPIDE et DANGEREUX

Un circuit urbain de 1,5 km à parcourir 20 fois (Minimes) ou 40 fois (Cadets). La « boucle » – rue St Just, rue Marc Seguin, rue Eugène Sue, rue Guynemer, rue Thimonnier, rue Jean-Jacques Rousseau, rue St Just – comportait quelques virages d’autant plus ardus à négocier que le revêtement de la route était assez « aléatoire » ou, dit autrement, semé d’embûches (pavés près des trottoirs, nids de poules, plaques métalliques… voire même punaises à l’approche de la ligne d’arrivée)… Les chutes n’étaient donc pas à exclure. Autant dire que le parcours serait propice à ceux qui sauraient se placer à l’avant du peloton et que les relances que les coureurs allaient forcément effectuer en sorties de courbes allaient contribuer à faire éclater la course qui, au contraire, pourrait se ramasser davantage dans les portions de lignes droites…

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Des phases d’observation et de contrôle…

Comme il fallait s’y attendre, la course des Minimes est partie rapidement et, tout aussi rapidement, les premières attaques furent déclenchées par des lascars qui à l’évidence ne doutaient de rien. Si nos hôtes de l’US 97 Villeneuvoise, forcément très motivés, étaient présents en nombre en tête de course, les maillots du CSM Clamart, d’Argenteuil Val-de-Seine 95 et de l’US Créteil étaient également bien visibles. Le tableau final promettait d’être haut en couleurs.

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De brusques emballements, des entreprises de déstabilisation…

Aux phases d’observation et de contrôle succédaient de brusques emballements quand, se sentant des fourmis dans les jambes et le moral d’un champion, un coureur décidait de piquer une pointe de vitesse pour voir s’il parvenait à donner à la course une configuration plus intéressante, s’il parvenait à décramponner quelques dossards intéressants et s’il parvenait à s’adjoindre quelques bonnes volontés utiles pour l’entreprise de déstabilisation qu’il entamait…

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L’alerte est donnée, la chasse à l’homme est lancée…

Mais le peloton derrière eux n’avait bien sûr pas l’intention de laisser faire ces outrecuidants… surtout si le gars pouvait se révéler dangereux ! Alors, les cris d’alerte retentissaient, la poursuite démarrait, un costaud prenait la tête de la meute hargneuse, si la situation le justifiait il arrivait même parfois qu’il trouve des alliés pour le relayer… et le fugitif finissait par se faire reprendre.

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Le Yo-Yo du guerrier…

En l’absence d’Olivier Maudouit qui pour être parti en vacances n’en défendait pas moins les couleurs de Créteil… en Normandie, c’est donc Thomas Valadier qui se chargea de mener la guerre pour le compte de l’US Créteil Cyclisme. Si le loustic – aussi déterminé et combatif en course qu’il est calme et posé dès lors qu’il n’est plus sur son vélo – tenta quelques sorties courageuses qui n’aboutirent pas, il commit les mêmes erreurs de placement qu’à l’accoutumée lorsque ensuite il fut repris. A la différence de Louis Richard qui sait admirablement se placer aux avant-postes d’un groupe, Thomas se laisse toujours redescendre trop loin au sein du collectif de coureurs ce qui, ensuite, l’oblige à s’employer davantage lorsque les hostilités sont à nouveau déclenchées… ou bien lorsqu’il a de nouveau envie d’aller semer la zizanie parmi les copains.

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Avoir la « vista » n’empêche pas de commettre des erreurs de débutant…

Ces quelques critiques émises, force est cependant de constater, et ces quelques photos le démontrent d’ailleurs, que Thomas sait aussi « basculer » efficacement et se replacer correctement lorsqu’il en a marre de subir les à-coups et les trajectoires foireuses de cyclistes moins bien formés ou moins « instinctifs » que lui. Alors, on le voit revenir au contact des meilleurs qui, malheureusement pour lui, ont su mieux préserver, tout au long de la course, et une position plus en cohérence avec leur valeur et les forces dont ils auront besoin lors de l’explication finale…

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Le « déroulé » de la course…

UNE COURSE TRES ANIMEE
Album : UNE COURSE TRES ANIMEE
A Villeneuve St Georges, la course des Minimes fut âprement disputée et demeura indécise jusqu'à ce que le sprint ne vienne enfin donner sa solution à une épreuve dont les facteurs avaient été installés au fil des tours…
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Le classement des Minimes

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DES CADETS ÉPOUSTOUFLANTS

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Les cadets qui coururent ensuite nous régalèrent d’un véritable numéro. Dans une course qui promettait d’être très rapide et scandée par de multiples attaques et échappées, deux individus tentèrent de forcer la logique et le destin en tentant des « coups » admirables. L’un d’entre eux réussit dans son entreprise.

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Costaud et culotté ce Benjamin…

Si tant est que ma mémoire soit fidèle à la réalité, il me semble que c’est dans le tout premier tour que Benjamin Maja, de l’EC Boucles de la Marne, enclencha les réacteurs pour fuser hors du peloton qui se marquait encore. Rapidement, l’avance de l’audacieux devint très conséquente. La chasse derrière lui ne fut jamais très hargneuse et Maja aurait peut-être eut des chances d’aller au bout si, un autre ambitieux – il courait « à la maison » – n’avait pas eu autant de raisons de remporter précisément cette course.

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Dix tours durant, Josef Verrier (US 97 Villeneuvoise) et quelques autres contrôlèrent l’échappé avant que le sociétaire de l’US 97 décide de brusquer la course et de surprendre ses comparses.

L’Echappée belle de Joseph Verrier…
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Après avoir passé Benjamin qui ne déméritait pourtant toujours pas, Joseph creusa à son tour une belle avance non seulement sur le peloton mais aussi sur Benjamin qui put bientôt compter sur l’appui de Robin Seignolles de l’US Montfermeil pour préserver sa position intercalée mais bénéficiant toujours d’une confortable avance. Si la première moitié de course avait été marquée par la prééminence du Cadet de l’ES des Bords de Marne, la seconde porta l’empreinte de Joseph Verrier qui avec la constance d’une mécanique bien réglée enchaîna les tours solitaires avant de finir par l’emporter avec panache.

Et un pied-de-nez en prime…

Mais avant cela, Joseph s’offrit le plaisir de rejoindre le peloton auquel il fit même un pied-de-nez… en s’échappant une seconde fois ! Derrière lui, Benjamin n’eut pas de mal à devancer Robin Seignolles tandis que derrière eux, le Peloton qui n’avait jamais été très virulent terminait groupé…

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Un point de règlement…

Le « tour rendu » sur crevaison

Durant une course disputée sur circuit, on a la possibilité de changer de roue sur la ligne d’arrivée. En le faisant à cet endroit, sous les yeux des commissaires, on bénéficie, jusqu’à un nombre de tours avant l’arrivée déterminé à l’avance, de ce que l’on appelle un « tour rendu ». En clair, cela veut dire que le coureur victime d’une crevaison pourra rejoindre le peloton lorsque celui-ci franchira la ligne sans que lui soient imputés ni le temps perdu, ni le tour non accompli…

 

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Aux abords de la ligne d’arrivée, aidé par Jean-Claude Lavigne – le monsieur Bons Offices de l’US Créteil -, Yanice Cheriguene change de roue avant d’attendre d’être autorisé à réintégrer le peloton lorsque celui-ci repassera devant les commissaires de course… Dépanné à un autre endroit du circuit, le même coureur aurait perdu moins de temps… mais il en aurait perdu davantage !

 

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LA COURSE DES CADETS EN IMAGES…

CAVALIERS SEULS
Album : CAVALIERS SEULS
A Villeneuve-Saint-Georges, le 19 avril 2009, Benjamin Maja (ES Bords de Marne) puis Jospeh Verrier (US 97 Villeneuvoise) animèrent avec panache le Grand Prix des Quartiers Nord que Joseph enleva en solitaire et nettement détaché de son rival immédiat
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Merci à notre hôte
US 97 VILLENEUVOISE
8, rue Raymond Guynot
94190 Villeneuve-Saint-Georges
us97villeneuvoise@hotmail.fr
http://us97.moonfruit.fr/

 



UNE COURSE A L’ARRACHEE…

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Au départ de la course des Cadets…

 

Lieu : Chaintreauville
77140 St Pierre lès Nemours
Date : 12 avril 2009
Classement : 29e
Souvenir : Un sacré raidard !

 

Un départ à la volée

Il y avait beaucoup de monde sur la route ce jour-là. Tellement de monde que nous ne pouvions plus avancer. Oui, l’autoroute était tellement bouchée que nous avons bien failli louper le départ de la course de Chaintreauville ! Il s’en est fallu d’un cheveu car en ce dimanche de Pâques, nous avons mis plus de deux heures pour venir de Neuilly-Plaisance faire du vélo dans ce beau village de Seine et Marne. Heureusement que nous avions pu prévenir Jean-Claude Lavigne de notre arrivée imminente. Heureusement que ce sympathique bavard avait pu gagner les quelques secondes suffisantes pour que nous garions la voiture, débarquions le vélo, retirions le « manches longues », enfourchions le vélo et épinglions avec fébrilité le dossard. Dans les deux, trois secondes suivantes, la course était lancée.

Au pied du mur

Évidemment, pour Thomas qui n’avait pas eu le loisir de s’échauffer, le début de course fut un peu « raide »… mais au vrai, raide, il le fut pour tout le monde. Car juste après le départ donné devant l’hôtel des Sources, à l’entrée de Chaintreauville, le circuit tournait à droite pour se diriger par une étroite ruelle en direction de Faÿ-lès-Nemours. Et ça montait d’emblée. Au début, on ne remarquait presque rien, ça montait. Mais au bout de quelques centaines de mètres, la route devenait plus pentue avant de se transformer en véritable échelle au moment où elle virait sur la gauche. Sur une centaine de mètres, les coureurs devaient escalader un véritable mur. Ils ne faisaient plus du vélo, ils se mettaient à la varappe.

Ils escaladent l’échelle des valeurs

La première fois, encordés aux leaders, la plupart des coureurs, escaladèrent la falaise sans encombres. Thomas Valadier, qui était encore froid, assura dans les plus forts pourcentages mais se « prit » quelque 150 mètres dans la vue avant que, après s’être lentement adoucie, la côte se décide à basculer enfin pour s’inverser et se mettre à descendre… Ces 150 mètres de retard, Thomas les récupéra assez facilement, mais lors de la seconde escalade du mur de Chaintreauville, il fut gêné par des cyclistes tellement amateurs qu’ils ne savaient pas plus faire du vélo qu’appuyer sur les pédales. Mal formés, ces cyclistes du dimanche stoppaient brutalement leurs efforts pour s’arrêter soudainement ou, ne maîtrisant plus leurs trajectoires, ils se mettaient à zigzaguer sans logique d’un bord à l’autre de la route…

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Elan brisé, Thomas se met rogne
Elan brisé et très en colère, Thomas perdit cette fois beaucoup plus de terrain et il lui fallut un bon tour pour revenir sur le groupe des meneurs qui, sans être gênés par les cyclistes divaguant dans la côte, filaient comme des flèches dans la descente avant de sinuer sans se tuer dans les rues tortueuses du village. Derrière, c’est Thomas qui fut contraint de mener la chasse car ceux-là mêmes qui lui avaient mis leur inertie dans les roues refusaient maintenant de prendre des relais… Qu’importe, aidé par cette décharge d’adrénaline et la volonté de revenir, lors de sa troisième escalade Thomas se sentait enfin chaud-bouillant et c’est dans le même wagon et au même rythme que les meilleurs que le cycliste de l’US Créteil Cyclisme grimpa le raidillon.

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Deux tours encore…
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Dans le quatrième tour, même s’il abordait la grimpette d’un peu trop loin dans le peloton, Thomas était encore dans le coup. Il se sentait bien, grimpait sans souffrir, mais tirait sans doute trop gros. Mais dans le cinquième, le dernier, toujours aussi mal placé au bas de la côte, le Cristolien eut beaucoup plus de mal à suivre le tempo des meilleurs qui lancèrent le sprint dès le bas de la descente… Lâché et largement battu, Thomas finit la course sans lutter… mais en tirant bien trop gros pour enrouler correctement… mais finalement pas si loin que cela des winners… et, en dépit d’un classement peu flatteur, bien loin devant la majorité des coureurs.

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LES LEÇONS DU JOUR

1) La marge de sécurité que l’on se ménage pour rejoindre le lieu de la course finit toujours par servir…

2) Quand on n’a pas la bosse des bosses, on essaie de se placer au mieux avant d’aborder la grimpette…

3) Tous les coureurs n’ont pas le même niveau de formation. Certains d’entre eux peuvent représenter un danger pour les cyclistes qui les suivent ou les côtoient…

Notre hôte :

USNSP Section Cyclisme
77140 Nemours – St-Pierre-Lès-Nemours
http://usnspcyclisme.online.fr

usnspcyclisme@online.fr

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FRERES DE RANG

PLAISIR DE COURIR

Lieu : Clamart
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Date : 5 avril 2009
Classement : 11e
Souvenir : ee

TROIS CADETS AU TAPIS 

La guerre est finie, … mais la guerre continue !

Lorsque nous arrivâmes à Clamart, la bataille était engagée depuis longtemps et, dans cette guerre fratricide dans laquelle s’affrontaient une bonne centaine de cyclistes venue de toute l’Ile-de-France, nos cadets avaient déjà subi les pires revers au point que pour eux, la bataille était déjà finie.

Et, tandis que dans le peloton se multipliaient encore les escarmouches et les attaques massives, trois cadets de l’US Créteil clopinaient près des véhicules qui allaient les ramener au bercail. Erwan avait le genou en sang, Maël était déjà changé quant à Maxime, le plus amoché, il arborait des pansements au coude et au genou gauches. Bigre, l’accrochage avait été sérieux !

Aux Minimes, leurs aînés promettent « du sang, de la sueur et de nombreuses passes d’armes… » 

Souriants, et avec des mines d’anciens combattants, les trois piétons de l’US Créteil expliquèrent aux trois Minimes présents les circonstances de leur déroute. « Il y a des trous partout dans le revêtement, expliqua Maël, et certains font de brusques écarts pour les éviter. » raconta le Cadet à ses cadets qui allaient courir dans une heure…

Les mêmes circonstances produisant les mêmes effets, Thomas, Olivier et Louis comprirent qu’il leur faudrait faire avec ces chausse-trapes… et toutes les mauvaises surprises qu’une course peut réserver. Mais pas le moins du monde bouleversés, nos trois loustics enfourchèrent leurs montures et allèrent tourner les jambes dans un coin plus tranquille…

La balade avant la bagarre

 

 

QUATRE MINIMES AU DÉPART

Alea jacta est (par terre)

Rassemblement !

Après avoir divagué à leur guise une heure durant, les Minimes furent priés de rejoindre la ligne pour prendre le départ désormais imminent. Aussitôt, les baladeurs insouciants comme les sportifs méthodiques commencèrent à s’agglomérer sur toute la largeur de l’avenue et sur plusieurs rangs de profondeur. Comme de juste, l’ordre spontané dans lequel s’étaient organisés les coureurs fut bouleversé par les organisateurs qui appelèrent les compétiteurs Club après Club… le premier d’entre eux étant, comme il est de règle, les coureurs du CSM Clamart Cyclisme qui organisait l’événement.

Le Club de Clamart

Et nous ? Et nous ?                 C'est imminent…                C'est parti !

C'est mal parti !

Parmi les derniers Clubs appelés, l’US Créteil Cyclisme se présenta enfin sur la ligne et, comme souvent, Victor, Richard, Olivier et Thomas restèrent groupés… ce qui constitue une excellente chose pour la visibilité et la cohésion du groupe, mais présente un sérieux inconvénient en cas de chute massive. Ce risque était heureusement réduit dans la mesure où, le circuit « tournant » dans le sens des aiguilles d’une montre, l’USC cyclisme se positionna sur le bord gauche de l’avenue, diminuant d’autant le risque de se retrouver coincer lorsque le peloton forcené commencerait à se contracter pour aborder à fond le premier virage…

Mauvais départ, très mauvais départ…

Il n’y eut pas à attendre si longtemps pour qu’une première gamelle se produise sur le côté droit de la route puis que, à peine quelques fractions de secondes plus tard, une autre soit à déplorer au centre de l’avenue. C’est à peine si Thomas Valadier qui était parti bon dernier remarqua ces événements car, pestant contre sa maladresse, il s’employait déjà pour revenir au plus vite sur un groupe de tête qui ne faisait pas vraiment mine de vouloir l’attendre. Le départ avait été canon et la course promettait d’être rapide.

Mais tandis qu’une soixantaine d’étourneaux s’éloignait à toutes jambes, quelques corps gisaient encore sur la chaussée… sous les yeux de la mère de Victor que l’événement finit d’inquiéter tout à fait. Coureurs étalés, vélos emmêlés, il fallut quelques instants de perplexité et de manipulations prudentes pour remettre « bêtes » et gens d’aplomb. Mais sur un circuit très roulant de 1,2 kilomètre, des coureurs entraînés ont vite fait de repasser sur la ligne si bien que, dans la confusion qui régnait encore aux abords de la ligne, les organisateurs de l’épreuve choisirent d’arrêter la course et de donner un nouveau départ.

C'est reparti !

Thomas qui au prix de violents efforts était parvenu à se repositionner correctement, ragea en constatant qu’il avait déjà puisé dans ses ressources en vain ! Mais Thomas ne pouvant s’en prendre qu’à lui même, il s’aligna comme les autres pour prendre un nouveau départ… pour lequel il se mobilisa un peu mieux que pour le précédent.

JOUR TRANQUILLE A CLAMART
Album : JOUR TRANQUILLE A CLAMART
Le 5 avril 2009, c'était jour de courses à Clamart où le CSM Clamart Cyclisme 92 recevait. Après les cadets, c'était maintenant au tour des Minimes de s'exprimer sur le circuit de 1,2 km qu'ils auraient à parcourir 27 fois…
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Quatre minimes, trois stratégies…

Lorsque les coureurs furent lâchés une nouvelle fois, impavides et excités, c’est avec la même vivacité que lors de leur première libération qu’ils bondirent en avant, et avec le même mépris du danger qu’ils abordèrent les quatre virages du parcours. Il n’y eut cependant de chute cette fois-ci, du moins pas encore, et c’est un peloton toujours ramassé sur lui-même qui se présenta à l’issue de la première boucle. En dépit d’un « rythme de croisière » assez soutenu, il fallut attendre trois ou quatre tours pour que le paquet s’étire enfin… et que Louis Richard ne trouve enfin sa place de prédilection. Aux avant-postes.

Le peloton s'étire enfin…

Pas moins motivés, mais usant d’une stratégie tout à fait différente, Thomas et Olivier roulaient bien plus en arrière que leur malin co-équipier et la distance qui les séparait témoignait assez des efforts que ces deux-là auraient à fournir pour revenir sur lui. D’autant que devant, ça ne roulait pas « roue dans roue ».

Un chapelet de souffrances…

Quant à Victor, le moins expérimenté des cyclistes du groupe, il faisait lui aussi une autre course. Sa course. A l’arrière – mais pas tout à l’arrière -, ce garçon volontaire luttait farouchement pour ne pas abandonner trop de terrain aux gaillards lancés sur orbite. Prudent dans les virages, n’osant pas trop se rapprocher du coureur devant lui pour profiter au mieux de la protection que celui-ci aurait été susceptible de lui offrir, c’est dire s’il devait s’employer pour conserver sa place…

Il a raté le train des enragés…

Victor
coalitions, coalescence, explosions…

D’abord très étiré, le peloton ne tarda pas à se formuler différemment lorsque, à la sortie d’un virage rapidement négocié, un garçon dans la chaîne ne relança pas assez tôt, pas assez intensément, et qu’une cassure se produisit. Dès lors, dans le groupe de tête, les gars se mirent à collaborer pour empêcher qu’on les rejoigne tandis qu’à l’arrière, on s’allia pour tenter de reprendre les fugitifs… Ce qui finit par se réaliser, au prix d’un peu de persévérance.

Groupe de chasse…

Guerilla : mouvements et escarmouches…

Dès lors, dans un paquet formé d’une vingtaine d’éléments, les attaques se multiplièrent sans que rien de décisif ne se produise jamais. Chaque fois qu’un élément, un couple, un trio… parvenait à prendre deux, trois, ou une dizaine de mètres d’avance sur les loustics auxquels ils cherchaient à fausser compagnie, la meute devenait enragée et se déchainait à leur poursuite. Après les avoir rattrapés, elle se dépêchait de les avaler et de les digérer avant de se mettre à somnoler jusqu’à ce que d’autres frapadingues décident de tenter à leur tour leur chance… Ce qui ne manquait évidemment pas de réveiller la bête qui se remettait aussitôt en chasse.

Flingueurs et Colmateurs…

Rien n'est joué…                                        Le peloton est un fluide qui s'écoule… 

Relances assises, relances en danseuse…

Trajectoires…

Collection de maillots…

Le mode d'organisation ? Désorganisé !      Le peloton a une personnalité…      Les trouble-tête sont trop discrets

Tranquilles

Récupération=Anticipation  Maîtrise et confiance sont dans un peloton…

Prestance

Efforts vains… mais surtout inutiles

Souvent devant, parfois à l’attaque, volontaire, audacieux, généreux dans l’effort, doté d’indéniables qualité de cycliste et d’une bonne « vision » de course, Thomas, de même qu’Olivier auquel on pourrait adresser les mêmes remarques, réalisa une bonne prestation qui aurait sans doute pu être meilleure encore si, après chacun de ses « coups de main », il ne s’était pas laissé glisser trop en arrière d’où il avait, certes, une bonne vue sur son groupe et les événements susceptibles de s’y produire mais d’où, aussi, il lui faudrait revenir en cas d’attaque. Un cycliste, surtout quand il a du talent, n’est pas censé jouer de l’accordéon mais faire retentir, crescendo, un hymne martial et victorieux. Franchement, quand on voit les deux images ci-dessous, quand on voit sa bonne mine, son allure détendue et en compagnie de qui il roule (d’ailleurs sans même se protéger), ne pensez-vous pas que Thomas aurait davantage sa place en cinquième ou en sixième position du peloton de tête ?

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tarda à relancer, ou ne relança  rapidement en deux paquets distincts sss

p1070014.jpg  Lucide

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Clamart tente une sortie…

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COURSE MINIMES (& CADETTES)
Album : COURSE MINIMES (& CADETTES)
La course Minimes disputée le 5 avril 2009 à Clamart. Des photos de Thomas Valadier, Olivier Maudouit, Louis Richard, Victor Lemmet (US Créteil cyclisme)… de leurs complices et adversaires de l'US 97 Villeneuvoise, CSM Clamart…
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FRERES DE RANG p1070051

LA COURSE DES
Album : LA COURSE DES
Baraniak, Durivaux (3e cat.) et Brown (Junior) étaient à Clamart où ils défendirent bravement les couleurs de l US Créteil cyclisme. Les 3e catégories n étaient d'ailleurs pas de 2d ordre puisqu ils se classèrent 5e et 6e. Sur 112 partants, c est coquet.
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Merci à notre hôte,
le CSM CLAMART CYCLISME
Maison des Sports
Place Jules Hunebelle
92140 Clamart
Bureau – 01 46 45 04 03
Local – 01 40 94 97 34
csmcvelo@club.fr



A PLAT, MAIS PAS CREVE

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Lieu : Montgeron
rue Raymond Paumier
91230 Montgeron
Date : 29 mars 2009
Classement : 8e malgré une crevaison au moment où le sprint démarrait…
Souvenir : La rage de ne pouvoir se battre pour la gagne ou une place…

 

Le Parcours

Sur le dôme de la colline parfois escarpée sur laquelle est campée Montgeron, nous avons découvert une ville plutôt charmante, aux rues merveilleusement roulantes parmi lesquelles les organisateurs avaient dessiné un parcours de 2,9 km. Caractéristique des circuits de ville, le tracé de la course empruntait – outre de belles rues larges et rectilignes – tout un réseau de ruelles étroites bifurquant brutalement. Il faudrait d’autant plus se méfier de ces virages à angles droits qu’ils étaient tous corsetés par des trottoirs contre lesquels il faudrait se garder de se trouver « embarqué ». Pour autant qu’il m’en souvienne, les neuf tours que devaient accomplir les minimes empruntait le trajet suivant : rue Raymond Paumier

 

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La course démarra dans l’expectative.

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Les coureurs s’observaient en attendant que des leaders se manifestent et prennent la course en main en lui imposant une volonté et en lui imprimant une allure plus énergique. Sur le qui-vive, le groupe était encore engourdi ou prudent mais, le premier virage, qui n’en finissait pas de virer, obligea le peloton à s’étirer pour que chacun puisse l’enrouler sans danger. Ceux qui se retrouvèrent en tête à ce moment-là en profitèrent pour appuyer un peu et forcer les coureurs les plus éloignés à se faire mal pour remonter… C’était parti ! Dans les longues lignes droites du début de course, il fallut ensuite relancer fort, mais le peloton, bien que déjà malmené, resta relativement homogène car il n’était pas encore lancé à plein régime.

Bascule à droite puis relance en côte avant de franchir la ligne pour la première fois…
Dès le second tour, en revanche, il commença à se passer « des choses » car après avoir emprunté pour la première fois la petite grimpette de la rue Raymond Paumier, surviré dans le virage qui la concluait puis avoir tracé dans les longues portions rectilignes qui suivaient, certains commençaient à avoir mal aux jambes… et du mal à rester arrimés aux basques des plus véloces ! Le peloton commença à s’effilocher à l’arrière.

Louis est dans un premier groupe en train de se détacher…
En entrant dans le secteur de ruelles étroites que les coureurs empruntèrent ensuite, le groupe s’étira encore un peu plus au point qu’après avoir négocié quelques coudes, il était constitué de plusieurs essaims excités. Parmi les premiers impavides qui viraient secs et relançaient violemment, vous ne serez pas surpris d’apprendre que se trouvait Louis Richard, acrobate et nerveux. Aux débouchés des virages à 90° qui se succédaient assez rapidement, ils étaient cinq ou six à jaillir en file indienne. L’écart que ces « tueurs » avaient creusé était encore anodin mais il n’en était pas moins indéniable.

Olivier et Thomas sont dans un second peloton effiloché par de méchants virages
Plus prudents, tout aussi motivés, venaient ensuite d’autres « guerriers » d’autant plus excités qu’ils étaient manifestement assez « véners » de s’être fait mettre quelques mètres dans la vue. Parmi eux se trouvaient deux autres membres de l’US Créteil : Olivier Maudouit et Thomas Valadier. Ce groupe allait-il pouvoir revenir sur celui qui le précédait ? Seule la suite de la course nous le dirait… « Wait & See ! » comme disent les Anglais tout en prenant les mesures qui s’imposent. « Fais-toi mal si tu ne veux pas être largué ! », comme on dit plutôt par chez nous.

Le trio de Cristoliens s'est reformé lorsque le peloton de contre-attaque est revenu sur le groupe des fugueurs…
Au tour suivant, plus conséquent et moins étiré, le peloton de tête s’était à nouveau reformé et en son sein, le trio de Cristoliens était plutôt bien placé, prêt à réagir quand il le faudrait. S’il donnait à nouveau une impression de sérénité – mais sans doute avait-on besoin de récupérer un peu après cette escarmouche – le groupe avait cependant dû appuyer davantage à un moment ou à un autre car derrière, les ambitions de la majorité des coureurs avaient déjà volé en éclats et se retrouvaient maintenant, éparpillées tout au long du circuit.

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Et la situation avait encore empiré au tour suivant car, dans le groupe des « bleu et jaune » de l’USC, ils n’étaient plus que huit à pouvoir suivre le rythme désormais. Parmi eux, il y avait deux représentants de l’excellent Club de l’US 97 Villeneuvoise ainsi que Florian Goergen, du sympathique EC Aulnay, contre lequel Thomas avait souvent disputé des courses lorsque tous deux étaient en école de vélo. Peu ou prou, la situation n’évolua plus guère dans cette avant-garde dans lequel le rythme continua d’être soutenu jusqu’à l’arrivée… Quoi que…

Trois minimes collaborent…
Quoi que, comme une semaine auparavant, Louis disparut soudain du peloton des « meneurs » dans lequel il avait indéniablement sa place. Louis n’étant pas du genre à « coincer », avait-il chuté, comme à Argenteuil ? ou bien avait-il subi un incident mécanique ? Il avait crevé, tout simplement, se retrouvant ainsi contraint de rouler seul derrière ses compagnons d’échappée puisque, dans son malheur, il avait eu la possibilité d’être dépanné assez rapidement…

Un US 97 motivé, deux US Créteil qui ne le sont pas moins, six autres loustics qui ne cèderont pas leur place… Ça promet !p1060939.jpg

L’US Créteil comptait donc encore deux titulaires susceptibles de se classer. Et si Olivier semblait être le plus à même de bien se placer, Thomas qui revenait peu à peu à son vrai niveau, n’entendait pas lui laisser défendre seul les couleurs de Créteil.

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Se pensant bien placé et se sentant plus en forme qu’il ne l’avait été depuis longtemps, Thomas se sentit gonflé à bloc et tout disposer à aller chercher une place… mais c’est à ce moment-là, justement, pile à l’instant où le sprint était enfin lancé qu’il sentit que quelque chose clochait et que son vélo devenait difficile à maîtriser. Et Merde ! Il acait crevé ! Il la sentait bien pourtant cette arrivée ! De rage, il faillit bien s’arrêter, mettre pied-à-terre et , pour tout dire, abandonner… Gesticulant pour manifester son dépit, il se releva mais continua cependant à rouler doucement et il fit car se faisant alors dépasser par quelques concurrents ravis de l’aubaine, le loustic parvint tout de même à se classer huitième …

COURSES A MONTGERON
Album : COURSES A MONTGERON

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Merci à notre hôte

Entente Cycliste Montgeron – Vigneux (E.C.M.V)
Renseignements : 01 69 83 08 60

 

au Maire de Montgeron qui n’a pas peu contribué au succès de la course du 29 mars ainsi qu’à tous les bénévoles qui, par leur action et leur soutien, ont permis que la journée soit une fête…

 

LES LEÇONS DU JOUR

1) L’instant du départ n’est jamais fixé de manière intangible. Mieux vaut attendre sur la ligne que continuer de s’échauffer après que tout le monde s’est déjà élancé…

2) Sur un parcours comportant de nombreux virages dangereux, le peloton s’étire très rapidement. Il faut donc essayer d’aborder ces zones à risque en tête. C’est moins dangereux et cela n’exige pas, ensuite, de s’employer comme un dément pour remonter dans la file…

3) L’incident technique vous déstabilise, mais il n’est pas forcément synonyme de chute ou de résultat catastrophique. Après s’être mis à l’abri, on doit envisager calmement quelle sera la meilleure attitude à adopter, continuer (et alors jusque où ?), attendre les « secours » (jusqu’à quel moment ?)…

4) « Tenter le coup » bien en amont de l’arrivée, c’est se prémunir contre les mauvaises surprises de dernière minute et c’est aussi, peut-être, préserver la possibilité d’être dépanné ou épaulé en cas de « pépin »…

 

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Au Val d’Argent, Argenteuil rafle l’or

Tous, seuls, contre eux tous !

COURSE D’ÉQUIPE ET DÉBANDADE

 

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Argenteuil Val-de-Seine Cyclisme 95 voit sa ville en rose…

Lieu : Argenteuil
rue Jean-Pierre Timbaud
Z.I. Val d’argent
95100 Argenteuil
Date : 22 mars 2009
Classement : 10e
Souvenir :

Echauffement
Album : Echauffement
Sur le circuit ménagé dans la zone industrielle du Val d'argent, les minimes de l'US Créteil s'échauffent en compagnie de cyclistes en mal de compagnie…
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Le parcours

C’est dans une Zone Industrielle – la Z.I. du val d’argent – que se déroula la course du 22 mars 2009 à Argenteuil. Dans le classique quadrilatère auquel ont trop souvent droit les cyclistes d’Ile-de-France.  24,7 km – Départ en haut de la rue Jean-Pierre Timbaud bascule sur la gauche avenue Robert Schuman Gauche encore rue Lucien Barbier, gauche rue Montigny

 

LES HOMMES EN ROSE NE SONT PAS DES GONZESSES !

Une agressivité très explicite…

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Lorsque les commissaires de course invitèrent « Argenteuil » à se présenter sur la ligne de départ, mêmes les moins avertis d’entre les spectateurs purent mesurer la motivation et la qualité des autochtones. En deux coups de pédales très énergiques, le leader de son équipe « minime », Pierre Miramon – plus de 140 victoires au compteur et, entre autres titres de gloire, champion Ile-de-France de Cyclo-Cross 2008 – se rua au-devant de son destin avant de faire pleurer ses freins en forçant sa monture à stopper brutalement sur la frontière blanche le séparant de la victoire et de se retourner rigolard vers les siens. Tant de tonicité agressive et joyeuse ne manquait pas d’être impressionnante et, après que son héros eut ainsi marqué sa prééminence, ses camarades se dépêchèrent de rejoindre leur champion et chef de file. Par la tenue, le gabarit et l’allure, elle avait vraiment fière allure cette équipe d’Argenteuil Val de Seine Cyclisme 95 !

Toutes les couleurs de l’Ile-de-France…

Ensuite, équipe par équipe, tous les minimes furent conviés à rejoindre le groupe des partants qui, au nombre de quarante-huit, n’allaient pas tarder à se lancer dans la bagarre. Au rose d’Argenteuil, exposé en première ligne, vinrent donc s’agglomérer le jaune et le bleu de l’US Créteil, le vert d’Epinay-sur-Seine, le vert et le jaune d’Aulnay ainsi que les mille couleurs de maillots dont je ne suis pas encore familier. Fringants et « flashy » les jeunes gens vinrent placidement étoffer le groupe d’assaut qui, dans le haut de la rue Jean-Pierre Timbaud, attendait d’être libéré par le starter.

Au revoir les gars !

Thomas rata si bien son départ que lorsqu’il put enfin caler et pédaler normalement, il était déjà assez loin des coureurs qui, aspirant le peloton à leur suite, abordaient déjà le premier virage avant de basculer dans l’avenue Robert Schuman qui, après quelques dizaines de mètres, se mettrait à descendre assez franchement.

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Alors, comme personne ne semblait vouloir attendre l’attardé, il fallut trois bons tours au Cristolien, et pas mal de conviction, pour se frayer un passage dans le paquet encore compact et combattif. Pour parvenir à se repositionner correctement en tête de course, Thomas, qui ne pouvait aborder de façon idéale ses virages, dut en outre souvent se décaler par rapport au groupe et batailler contre des devanciers obstinément accrochés à leurs places…

Franc-Tireur et Dominateur….

Loin d’avoir raté son départ, Pierre s’était au contraire formidablement élancé. Et tandis que Thomas tentait de corriger les effets d’un début de course « cafouilleux », le champion d’Île-de-France attaquait déjà dans tous les sens. Sur son terrain, multipliant les escarmouches contre le peloton, le bougre abordait les virages à bloc et, en sortie de courbes, relançait comme un furieux laissant à ses challengers le soin de colmater les brèches en y laissant toujours plus de forces et à ses équipiers, celui de contrôler le troupeau ou de désorganiser les contre-attaques de la meute.

À chaque retour du groupe sur l’isolé, je pus voir que Louis était toujours super bien placé et plus que jamais dans le coup. Plus discret et fin stratège, Olivier préférait, quant à lui, se tenir un peu plus en retrait, présent, mais prudent, comme Thomas qui était enfin parvenu à réintégrer une position plus conforme à son tempérament combatif…

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Le commentateur est un spectateur aveugle…

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Assister à une course cycliste depuis le bord de la route c’est, assurément, respirer le même air que les compétiteurs et partager un peu de leur excitation mais – contrairement à un Tour de France dont, confortablement installé dans son fauteuil, on peut suivre les phases cruciales -, c’est aussi « rater » une foule d’événements importants dont on ne peut constater les effets qu’au tour suivant… On est plantés ou en mouvement et tout ce que l’on peut voir de la course à laquelle participe un fils, une fille, un cousin, un ami ou un co-équipier, ce sont les quelques dizaines de mètres qui sont en amont et en aval de l’endroit où l’on se trouve posté au moment où – dans un souffle – passent les coureurs… Autant dire que d’une course, on ne voit pas grand-chose et que les commentaires de ceux qui l’ont vécue éclairent souvent d’un jour tout à fait nouveau ce que l’on pensait en connaître !

Illusions et Désillusions…

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Ainsi, ce que je pus voir en ce début de compétition, ce fut la formidable course d’équipe qu’effectuèrent les diables roses d’Argenteuil. Tandis que Pierre jouait les agitateurs à l’avant du peloton, ses co-équipiers faisaient de leur mieux pour contrôler la situation derrière lui.

Louis et Pierre en avant du paquet. Olivier et Thomas bien placés…

Une quinzaine de vainqueurs potentiels…

Derrière ça roule vite… sans trop de méthode.

Ce que je pus voir aussi, c’est que
ne s’en laissant pas compter, Créteil était toujours assez bien placé derrière ces épouvantails… Au moins jusqu’à ce que Pierre ne figure plus aux avant-postes ! Puis que je me rende compte que Louis avait lui aussi disparu !

Mais si Pierre n’était plus là, Argenteuil était toujours à l’attaque puisque c’est Benjamin Canry qui, désormais, s’efforçait de prendre la poudre d’escampette tandis que ses comparses, comme ils l’avaient déjà fait au bénéfice de Pierre, faisaient en sorte de bloquer la porte derrière lui. Dans un premier temps, et sans ménager sa peine, Benjamin parvint à pérenniser son avance que tour après tour, il s’acharna ensuite de creuser…

Benjamin tape dans le dur et creuse son avance…

Des informations. Désinformation.

Ce que je m’imaginais alors, c’est que tout en tentant sa chance, Pierre avait préparé le terrain pour son copain. En fait, ce que je prenais pour une tactique élaborée de cyclistes chevronnés n’était que le fruit des circonstances car ce que je ne pus voir, c’est Pierre « embarquant » Louis dans une trajectoire désespérée, et la spectaculaire pirouette qu’ils firent avant de chuter durement perdant ainsi de la souplesse, de la confiance, des places et toute chance de victoire… 

Ce que ne je pus entendre, ensuite, ce furent les cris de ceux de l’AVSC 95 glapissant : « Pierre est tombé ! », « Pierre est tombé ! » afin d’avertir leur entraîneur, couvrant ainsi la voix de Thomas qui beuglait de son côté : « Louis est tombé » en direction de son père et de Jean-Claude Lavigne qui, attentifs aux aléas de la course, durent bien se douter que Louis avait été victime du même incident que le héros des hérauts roses…

L’US Créteil tente ses chances…

Si tout au long de la compétition, dès lors évidemment qu’il fut revenu sur la tête de course, je pus constater que Thomas était toujours formidablement bien placé, je ne pus pas assister, hélas, à sa tentative d’échapper à l’emprise du peloton. On me raconta ensuite que lorsqu’il était devant, les autres membres de Créteil n’avait pas eu le réflexe de protéger ses velléités d’escapade. Je doute cependant que, compte tenu de son état de forme actuel, Thomas ait pu lutter contre le retour de quelques lascars motivés et un tantinet solidaires.

Olivier s'est arraché aux griffes du peloton…

Lancement réussi !

Indéniablement plus en forme, et profitant aussi, peut-être, du travail accompli par Thomas, Olivier sut lui aussi atteindre la « vitesse d’extraction » lui permettant de distancer ses pairs. Mais contrairement à son prédécesseur, Olivier eut assez de forces pour installer son échappée dans la durée, et assez de hargne, de courage et d’expérience, pour la protéger du retour de la meute avide…

Olivier se bat avec panache pour préserver sa deuxième place…
Des minimes accrocheurs !

Avec un équipier devant, Thomas se laisse tirer par le groupe des poursuivants…

Plus en arrière aussi, l’US Créteil ne déméritait pas. Louis, habitué à faire la course en tête et pour « la gagne » refusait de « lâcher l’affaire ». Puisque son vélo était en état de rouler et que lui même n’avait rien de casser, il était reparti de l’avant avec l’intention manifeste de grignoter le plus de monde possible.

Quant à Victor, qui n’avait pu terminer la première course à laquelle il participait, la semaine précédante à Fontainebleau, il semblait être parvenu à maîtriser son stress et avoir trouvé son rythme. Vaillamment, au fil des rencontres, suivant, menant, relayant, il s’efforça de faire la meilleure course possible ce qui est, en toutes circonstances et pour chacun, la plus louable des attitudes.

FORCE DU COLLECTIF, FAIBLESSE DES ISOLES
Album : FORCE DU COLLECTIF, FAIBLESSE DES ISOLES
Fidèle à sa réputation dexcellence, Argenteuil Val-de-Seine Cyclisme 95 brilla et, quand toutes les autres équipes ne pouvaient compter que sur de bons éléments, l'AVSC 95 pouvait s appuyer sur la cohérence d'un groupe soudé et bourré de talents
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CADETS : UN CRAN AU-DESSUS
Album : CADETS : UN CRAN AU-DESSUS
Chez les Cadets, les jeunes roulent encore plus vite, encore plus fort. Pour l'US Créteil, Erwan a fait une course superbe et se classe 6e tandis que Maël cassait sa chaîne dans les premiers tours… Dommage ! Ferdi, Adrien et Maxime font de leur mieux…
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LES LEÇONS DU JOUR

1) Perdre des places au départ est facile. Les récupérer tant que le peloton demeure compact et affûté est en revanche beaucoup plus ardu.

2) « Partir », c’est bien. Mais avoir des copains qui protègent votre fuite, c’est encore mieux.

3) Se faire la belle, c’est bien. Mais quand on a des jambes, c’est mieux.

4) S’échapper, c’est bien. Tirer sa révérence après que peloton soit revenu sur un autre vorace, c’est mieux.

5) Ce n’est pas la place qu’on occupe qui compte, c’est la manière dont on la défend.

 

 

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Argenteuil Val de Seine Cyclisme 95

1, rue des Bourguignons
Eric BLANCHON
Tél : 01 47 86 10 88 / 06 25 55 16 12
Fax : 01 47 69 98 54
avsc.blanchon@wanadoo.fr
www.argenteuilvaldeseinecyclisme.com



INTO THE WILD

INTO THE WILD p1060763

Lieu : Forêt de Fontainebleau
D301 – entre N6 & N7
du côté de Bourron Marlotte…
Date : 15 mars 2009
Classement : 8e
Souvenir : Dans un peloton minime, ça frotte fort !

Le parcours
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Long de cinq kilomètres et vraisemblablement de forme triangulaire, le circuit des courses programmées ce jour-là tirait d’interminables bords au cœur de la forêt de Fontainebleau dont certains devaient sans doute faire deux kilomètres. Roulant, à peine ondoyant, la topographie des lieux semblait propice à ce que s’y déroulent des courses de meutes dénouées, seulement en fin d’épreuves, par des sprints massifs ou d’audacieuses autant que tardives tentatives d’échappées. Sur ce parcours rapide ou le regard semblait pouvoir porter à l’infini, seuls les virages, brutaux et faisant office de goulots d’étranglement, apportaient une touche d’incertitude dont certains audacieux voudraient peut-être profiter lorsque le peloton s’étirerait un peu au moment de les aborder…

 

MINIME ET CRISTOLIEN

p1060753.jpg  p1060757.jpg  encore trop tôt, Thomas tourne donc encore un peu les jambes

En ce dimanche 15 mars 2009, après seulement deux entraînements vraiment « sérieux » – l’un effectué en solo et l’autre en compagnie des minimes et cadets de l’Union Sportive de Créteil -, on ne peut pas vraiment dire que Thomas était aussi « affuté » qu’il aurait dû l’être s’il avait pu rouler sans arrières pensées durant son avant-saison… Manquant de fond et de vélocité, Thomas ne manquait pas, en revanche, d’être excité par la perspective de courir sa première course « minime » qui serait aussi la première qu’il disputerait sous les couleurs de l’US Créteil. Sur la lancée de ses derniers résultats obtenus en « benjamin », les ambitions de cette grande ficelle n’en étaient pas moins démesurées et, porté par sa fringale de résultats, c’est avec une bonne dose d’optimisme (ou d’inconscience) que cette grande gigue aborda la course…

Thomas cherche ses marques…

Arrivés un peu tard au point de rendez-vous, Thomas n’eut pas l’opportunité de s’échauffer en compagnie de Victor, Louis et Olivier, ses compères de l’USC. Tout juste eut-il le temps d’effectuer un tour du circuit… mais pas celui de repérer le « panneautage » qui, dans la portion de route menant à la banderole d’arrivée déclinait la distance restant à parcourir : 500 m, 400 m, 300 m, 200 m, …, renseignements qui, dans la perspective d’une arrivée au sprint ne manqueraient pas de revêtir une certaine importance.

Pressés d’en découdre…

Louis et Thomas sont parmi les premiers à s'aligner...

Lorsqu’on invita les minimes à se présenter au départ, Thomas, toujours doté des bons réflexes, ne fut pas le dernier à se positionner face à la longue ligne droite légèrement descendante qui ouvrait sur l’inconnu. Aux côtés de Louis aussi prompt que lui, le loustic n’eut plus dès lors qu’à attendre le bon vouloir du starter, c’est-à-dire, que fussent réglés les derniers détails permettant d’assurer la sécurisation des départementales que nos sportifs allaient emprunter.

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Un départ… plutôt pépère !

Une vue de la ligne de départ avant le lâcher des ambitieux...                                                           p1060772.jpg

Le peloton s'élance tranquillement. Louis et Thomas sont à l'avant du paquet de promeneurs...

Lorsque le départ fut enfin donné, le peloton s’ébroua de son long hiver à une allure vigilante. Lentement, prudemment, personne n’osant encore précipiter le mouvement ou dévoiler ses ambitions, les minimes entamèrent le premier des six tours qu’ils avaient à accomplir à une allure si précautionneuse que, pour un peu, on eut dit que seule la gravité, dont les effets n’étaient ici que minimes, les forçait à se mouvoir… En dépit de quelques commentaires moqueurs suscités par leur apparente mièvrerie, ce qui allait se passer par la suite, nous qui demeurions sur le bord de la route, aurions été bien en peine de le deviner… Il ne nous restait donc plus qu’à attendre que les effarouchés terminent leur première révolution.

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Des jeunes gens réservés…

Lorsqu’ils passèrent une première fois sous la banderole, les minimes étaient toujours groupés et c’est en essaim placide que le groupe se déplaçait encore. Le rythme était légèrement plus soutenu mais la course n’était pas encore résolument lancée.

Après un tour effectué, les positions restent inchangées...

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Impavides et casse-cou !

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Ce n’était déjà plus le cas lorsque je les vis s’engouffrer à une vitesse terrorisante dans le dernier virage lors du tour suivant. Cette fois-ci, le peloton, toujours massif, roulait vraiment fort et c’est sur toute la largeur de sa bande de circulation qu’il se précipitait vers le goulot d’étranglement devant lui. Comme une bande de poissons affolés par l’envie d’aller de l’avant, les coureurs se jetaient au devant du danger comme s’ils ne l’avaient pas vu ou comme s’ils voulaient ne pas en tenir compte. Mais au dernier moment cependant, le banc de poisson s’organisa avec une vivacité confondante et bascula sa trajectoire avec une intelligence collective alimentée de toutes les stratégies, aptitudes et personnalités constituant le groupe.

Audacieux mais prudents…

Thomas adore les virages « acrobatiques » avalés à pleine vitesse mais là, bien placé, il laissa filer quelques coureurs devant lui, avant de se retrouver enfermé entre deux pilotes empruntant la même trajectoire que lui…

Un banc de poissons frais et vifs…

un poisson parmi les poissons...

heureux comme un poisson dans l'eau...
Le tour suivant, hors quelques « lâchés » suivant à d’éprouvantes encablures, les coureurs demeuraient indéfectiblement liés les uns aux autres et c’est un Thomas absolument radieux que je vis passer devant moi, confortablement installé au cœur du peloton. Le « môme » était content de participer de nouveau à une compétition et rassuré par les sensations qu’il éprouvait.

Les jeunes ambitieux prennent du vent…

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Mais chaque fois que je le vis passer, ensuite, Thomas était aux avant-postes, un peu trop exposé à mon goût, pas assez « planqué » pour un lascar relevant d’une pathologie et insuffisamment entraîné. Mais Thomas a un caractère en acier trempé, la passion du vélo et un goût immodéré pour la compétition et c’est en « chien fou » que, cinq ou six fois, il tenta de se faire la belle… Bravo au puncheur… mais tant pis pour le finisseur !

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L’épreuve minime du kilomètre sprinté… 

Car comme l’on pouvait s’y attendre, c’est au sprint que la course se régla finalement. Et ce « lâchez tout » démarra même du Diable Vauvert ! dès le dernier virage en fait ! et à un bon kilomètre de l’arrivée ! sur une pente qui, à l’allure où nos jeunes chiens fous l’avalèrent, ne put rester douce que durant ses quelques premiers mètres ! Comme « ça partait » devant lui, Thomas n’attendit pas que d’autres se chargent d’organiser la chasse et l’amènent sur les costauds devant lui. Non ! A l’instinct, Thomas réagit illico et, tirant sur la laisse qui le reliait aux fougueux qui s’agitaient du croupion devant lui, le jeune fonceur fit l’effort de s’accrocher aux fuyards.

Le sprint est lancé ! depuis plus de 500 m !!

Les « planqués » sortent du lot…

encore quelques dizaines de mètres...

Tant qu’il se crut dans le coup pour la victoire, il sprinta comme s’il ne s’était jamais arrêté durant plusieurs mois et comme s’il n’avait pas volontairement fait l’impasse sur ce travail spécifique que représente le sprint, l’un de ses domaines de prédilection. Mais lorsqu’il comprit qu’il ne serait pas dans les trois, soudain éprouvé par le dépit, Thomas se releva un peu avant de découvrir que ses co-équipiers revenaient derrière lui. Alors, dans un ultime sursaut d’orgueil, Thomas se rejeta dans la bagarre et c’est à un mètre seulement des vainqueurs que l’USC fit sept, huit, neuf… classant ainsi l’équipe à la deuxième place, derrière la valeureuse équipe de Troyes qui plaça deux de ses coureurs devant les nôtres.

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ET DU COTE DES CADETS ?

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Cadets
Album : Cadets
La course des Cadets de l US Créteil lors de l épreuve organisée par le VCFA à Fontainebleau, le 15/03/09…
28 images
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La logique des fous…

Si les Cadets coururent sur le même terrain que les Minimes – mais ils durent boucler onze tours quand leurs… cadets s’étaient contentés d’en clore six – ils refusèrent en revanche d’en subir la logique attentiste. Plus expérimentés et donc plus audacieux, certains tentèrent le coup très tôt dans la course. Sans complexe, on vit quelques admirateurs de Chavanel fuser hors du peloton et s’échelonner sur la route devant lui. Plusieurs tours durant, ces garçons sans complexes résistèrent au retour du monstre aux mille têtes avant d’être dévorés encore tout palpitants d’épuisement et d’excitation. Mais tandis que le peloton digérait avec une délectation satisfaite ses proies qui avaient manifesté tant d’insolence à son égard, d’autres impertinents échappèrent à sa garde vigilante. On aurait pu croire que l’histoire très logique à laquelle on venait d’assister allait être rééditée… mais il n’en fut rien car les courageux surent trouver en eux les forces mentales nécessaires pour étayer leurs forces déclinantes.

Des courses dans la course…

Il faut encore rendre hommage aux « féminines » qui – comme chez les Minimes – se montrèrent particulièrement pugnaces. Menant une course dans la course, chacune des compétitrices engagées dans l’épreuve se trouva des challengers ou des alliés à sa mesure et, sans complexes, on en vit même quelques unes, particulièrement déterminées et toniques, régler leur compte à des gaillards plus costauds mais moins volontaires et batailleuses qu’elles ne l’étaient.

Et quand bien même ils ne brillèrent pas sur cette épreuve, il faut aussi saluer la souffrance des « lâchés » qui, disséminés dans la traine immensément étirée de la comète qui filait sans eux, eurent cependant le courage de persévérer. Eparpillés tout le long du parcours, ils surent s’accrocher tout au long de lignes droites affreusement interminables pour disputer de longs raids solitaires, s’allier à d’autres esseulés ou tenter de gagner quelques places…

LES LEÇONS DU JOUR

1 – Pour bien courir, il faut le faire en tenant compte de son état de forme du moment…
2 – Le parcours sur lequel je vais courir comporte des informations sur la course que je vais disputer…
3 – La « logique » du terrain est forte mais l’homme n’est pas toujours logique…
4 – La folie des audacieux est souvent une faiblesse… mais parfois une force.
5 – Si je peux gagner beaucoup en forçant le destin et en prenant de gros risques, je peux en gagner tout autant en ne risquant pas de chuter…
6 – Le peloton des minimes est un ramassis de fous-furieux affamés de victoires… Ça frotte tellement fort que ça doit parfois tomber !

 

 

Remerciements à notre hôte le
VELO CLUB FONTAINEBLEAU AVRON
VCFA

aux organisateurs de l’épreuve ainsi qu’à tous les bénévoles
qui ont offert un peu de leur temps
pour que l’épreuve se déroule dans les meilleurs conditions possibles…  

 

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Stéphane COLAS (Président) – colassteph@sfr.fr

 

Route FFC : Laurent VALENTI – valenti.laurent@orange.fr
Cyclosport : Philippe TOURTE – philippe.tourte@orange.fr
Ufolep : Bruno CALMETTE – br.calmette@laposte.net
Ufolep : Thierry COLAS – thierrycolas77@neuf.fr
VTT : Gérald GANIVET – 06 07 70 09 48



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